Malgré les émeutes le Parlement Grec adopte le nouveau plan d’austérité


Rien n’est fini, ce n’est qu’un début


ATHÈNES- Tôt ce matin, le Parlement grec adoptait (199 voix pour et 74 contre), un nouveau plan d’austérité afin d’amorcer le sauvetage financier du pays et son maintien dans la zone euro.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté devant le parlement grec, alors que le président, Philippos Petsalnikos, tentait de convaincre les députés d’adopter le nouveau plan de redressement. «Les députés s’apprêtent à voter des mesures qui vont conduire à la mort de la Grèce mais le peuple ne va pas céder», s’est exclamé le compositeur grec Mikis Theodorakis qui s’est joint aux contestataires.

Le Premier ministre Lucas Papademos a condamné la violence et les destructions qui ont eu lieu, tout en soulignant l’importante du choix fait par les parlementaires: «avancer avec l’Europe et la monnaie unique» ou «précipiter le pays dans la misère, la faillite, la marginalisation et l’exclusion de l’euro».

Malgré le fait que le plan d’austérité accepté en échange du renflouement et du désendettement ouvre la voie à une chute brutale des salaires dans le privé, sans cet aval, prétend Papademos, la Grèce n’avait aucune chance de recevoir le moindre centime d’aide pour éviter un défaut de paiement de créances totalisant 14,5 milliards d’euros et venant à échéance en mars prochain.

Pour les syndicats et la gauche radicale communiste, ce plan de redressement constitue le «tombeau de la société». Pour eux et pour la majorité du peuple Grec, La Grèce n’a plus rien à perdre à mettre ses créanciers au défi.

C’est majoritairement que l’on réclame maintenant de nouvelles élections.

Vidéo: http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/RDI/2012-02-12_21_00_00_tj21h_0002_01_500.asx

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